Le Ramadhan; quelques aspects spirituels, sociaux et médicaux

Par Dr. Abdallah Thomas Milcent.

Ramadan est un des mois sacrés du calendrier lunaire musulman. Durant cette période, il est prescrit aux croyantes et aux croyants pubères, conscients et en bonne santé de jeûner du début de l’aube au coucher de soleil.

Ce jeûne implique l’absence d’absorption d’aliments, qu’ils soient liquides ou solides, ainsi que l’interdiction de relations charnelles entre époux.

J’ai toujours été frappé par la manière dont différentes personnes parlaient de cette période :

- d’un côté les croyants pratiquants qui en parlent comme d’un moment privilégié où ils vivent leur religion de manière plus intense, propice à l’introspection, à l’adoration du Créateur de l’univers, à l’apprentissage et à la transmission de la religion, aux bonnes oeuvres…..

- de l’autre côté, une grande partie de ceux qui n’ont pas la chance de croire ou de pratiquer et pour qui ce mois semble l’abomination des abominations. Ils regardent alors le premier groupe comme des extra-terrestre qu’ils n’arrivent pas à comprendre : comment ces être humains, pourtant biologiquement semblables, arrivent à faire ainsi souffrir leur corps, en plus sans trop de difficultés apparentes alors qu’eux mêmes n’arrivent pas à sauter un repas sans dommages importants ?

L’attitude de ce deuxième groupe résume d’ailleurs l’attitude de nombreux non-musulmans face à l’islam : ils voient notre religion comme un ensemble de contraintes inutiles imposées aux croyants et ils n’arrivent pas à imaginer que des personnes sensées puissent les accepter librement sans chercher à s’en émanciper.

Les musulmans qui pratiquent régulièrement sur une longue période ne sentent plus le poids des contraintes qu’ils ont librement choisies d’appliquer, elles constituent des fondations sur lesquelles ils bâtissent leur vie : les piliers de l’islam. Le Ramadan est un des cinq piliers de l’islam : ’Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété,

pendant un nombre déterminé de jours. Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours. Mais pour ceux qui ne pourraient supporter qu’(avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est pour lui ; mais il est mieux pour vous de jeûner ; si vous saviez !

(Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. – Allah veut pour vous la facilité, il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants !’ Coran, sourate II (Al-Baqarah) versets 183 à 185

Les pratiquants ne voient plus alors que les aspects positifs de leur religion à savoir la formidable ambiance qui y règne, le resserrement des liens amicaux, fraternels et familiaux en plus de la formidable relation qu’ils entretiennent avec leur Créateur.

Au plan spirituel, en obéissant au Créateur et en forçant son corps à accepter les contraintes du jeûne, le croyant va à l’encontre d’un des instincts les plus Basiques de l’être vivant : la recherche de nourriture. Il affirme ainsi la prédominance de la croyance sur l’instinct. Il passe du stade animal, dominé par ses instincts au statut d’humain croyant dirigé par son intellect et ayant délibérément choisi de se soumettre au Créateur de l’univers.

II. UNE ÉCOLE DE SOLIDARITÉ ET D’HUMILITÉ

Ramadan brise notre routine, notre train-train quotidien. Nous avons l’habitude, en occident, de faire trois repas par jour, et d’un coup, nous devons nous limiter à un maximum de deux repas. Le corps nous rappelle à l’ordre, par la sensation de faim, nous devons le dominer.

Cette sensation de faim est en effet présente surtout les premiers jours, elle nous rappelle notre précarité, la possibilité qu’un jour nous n’ayons pas à manger, elle nous rappelle que des millions d’êtres humains meurent encore de faim actuellement…

Vous pouvez lire le reste de l’article sur le site http://www.oumma.com/spip.php?article136&var_recherche=je%FBne

 


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